Tu as passé des heures à créer ton site (ou à le faire créer). Il est beau, clair, design. Mais… est-il vraiment accessible à tous tes visiteurs ? Et quand je dis tous, je parle aussi de ta cliente malvoyante qui utilise un lecteur d’écran, de ce prospect qui navigue au clavier à cause d’une tendinite ou encore de cette personne qui consulte ton site depuis un vieux téléphone dans le train… On pense souvent que l’accessibilité d’un site internet, c’est un truc en plus, un bonus. Un « quand j’aurai le temps ». Mais en réalité, c’est essentiel. Parce qu’un site accessible, c’est un site plus inclusif, plus pro… et plus performant. Tu ne sais pas trop par où commencer ? Pas de panique. Je te donne ici 10 conseils concrets, simples à appliquer, pour rendre ton site internet plus accessible (sans tout casser). C’est parti 👇
Ce qu'on va voir
TogglePourquoi l’accessibilité d’un site internet, c’est (vraiment) important
Accessibilité d’un site internet : de quoi on parle ?
L’accessibilité d’un site internet, c’est le fait de le rendre utilisable par tout le monde, y compris les personnes en situation de handicap (visuel, auditif, moteur, cognitif…). Ça veut dire : pouvoir naviguer sans souris, comprendre le contenu sans voir les images, ou encore remplir un formulaire même quand on a des troubles de la concentration. Bref, c’est le fait de penser à tous les profils utilisateurs, pas seulement à ceux qui scrollent à la pause déj’.
Un enjeu d’inclusivité, mais pas que
Rendre un site accessible, c’est un acte inclusif mais c’est aussi super pour :
- Ton SEO (Google adore les sites bien structurés et lisibles) ;
- Ton expérience utilisateur(tout le monde profite d’une navigation plus fluide) ;
- Ton image de marque (tu montres que tu penses à tous tes visiteurs).
Et si tu travailles avec le secteur public, ou que tu vises une large audience, c’est même parfois une obligation légale (coucou le RGAA et les normes WCAG 👀).
Qui est concerné ? (Spoiler : tout le monde, y compris tes clients)
Quand on pense « accessibilité », on pense souvent handicap visuel ou moteur. Mais en réalité, ça concerne aussi :
- Les personnes âgées qui ont du mal avec la technologie ;
- Les gens dans un environnement bruyant (donc sans son) ;
- Ceux qui naviguent sur mobile avec une seule main ;
- Ou qui ont une connexion lente.
Bref, rendre ton site accessible, c’est améliorer l’expérience pour tous tes visiteurs, dans toutes les situations. Et ça, c’est vraiment webderful.
Conseil 1 : utilise des contrastes de couleurs suffisants
Pourquoi les contrastes sont essentiels
Un joli site, c’est bien. Un site lisible, c’est mieux. Et pour ça, le contraste des couleurs joue un rôle clé. Si le texte se fond dans le fond (jeu de mots non prévu 😅), impossible pour certaines personnes de le lire. Les personnes malvoyantes, daltoniennes ou juste fatiguées de l’écran ont besoin d’un contraste suffisant pour bien distinguer le contenu.
👉 Concrètement, ton texte noir sur fond blanc, c’est basique mais hyper efficace. En revanche, un gris clair sur fond beige, même si c’est « très Pinterest », c’est non.
Petit rappel utile : les normes WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) recommandent un rapport de contraste d’au moins 4,5:1 pour les textes normaux et 3:1 pour ceux en gras (oui, c’est précis mais t’inquiète, il existe des outils pour t’aider).
Les outils pour tester les bons contrastes
Pas besoin d’avoir un œil bionique pour vérifier si ton contraste passe ou casse. Voici quelques outils simples et gratuits :
- WebAIM Contrast Checker : tu entres tes couleurs, il te dit si c’est ok.
- Color Contrast Analyzer (par TPGi) : une appli à installer pour tester en conditions réelles.
- L’extension Chrome WCAG Contrast Checker : pratique si tu bosses direct depuis ton site.
Ces outils t’indiquent si tes couleurs respectent les niveaux AA ou AAA des normes WCAG. L’idéal, c’est de viser AA minimum, c’est le bon compromis accessibilité / design.
À lire aussi : Choisir les couleurs de ton site internet
Conseil 2 : structure bien ton contenu avec les bons titres
L’importance des balises H1, H2, H3 pour la clarté
Un site bien structuré, c’est comme un bon livre : il a un titre clair, des chapitres logiques et des sous-titres bien placés. Dans le domaine du web, ça s’appelle les balises de titre HTML (H1, H2, H3, etc.). Et non, ce n’est pas juste pour faire joli. Ces balises permettent aux visiteurs de scanner ton contenu facilement, mais elles aident aussi les lecteurs d’écran à comprendre l’organisation de la page.
On conseille :
- Un seul H1 par page (le titre principal) ;
- Puis des H2 pour les sections importantes ;
- Et éventuellement des H3 pour les sous-parties ;
- Le tout dans un ordre logique et cohérent (exemple : un H3 doit suivre un H2, pas le H1 direct).
Pour les humains et pour les lecteurs d’écran
Un lecteur d’écran lit la page… à l’aveugle. Il se base donc sur la hiérarchie des titres pour guider la lecture. Si tu balances des titres dans tous les sens (ou que tu les mets juste en gras au lieu d’utiliser les bonnes balises), tu perdras ton visiteur dès la première ligne.
👉 Mon conseil de pro : garde une structure logique et progressive, comme dans cet article. Et pense toujours à l’expérience des gens qui ne voient pas ton site mais qui l’écoutent.
Conseil 3 : rends la navigation possible au clavier
Pourquoi certaines personnes n’utilisent pas de souris
Certaines personnes ne peuvent pas utiliser une souris à cause d’un handicap moteur, d’un tremblement (ou même d’un bras cassé !). D’autres préfèrent tout simplement naviguer au clavier. Ton site doit donc être entièrement utilisable avec la touche Tab. Chaque lien, bouton ou champ de formulaire doit pouvoir être atteint et activé avec le clavier, sans souris.
Focus visible : un détail qui fait toute la différence
Quand tu appuies sur Tab, un petit encadré ou surlignage doit apparaître pour montrer où tu te situes sur la page. C’est ce qu’on appelle le focus visible. Parfois, certains thèmes le désactivent pour « faire propre ». Résultat : l’utilisateur ne sait pas où il est.
👉 Ne le supprime jamais. Et si tu veux le customiser, fais-le de manière lisible et contrastée.
Si tu veux vérifier si ton site est accessible au clavier, c’est tout simple : ouvre ton site, pose ta souris et appuie sur la touche Tab. Tu dois pouvoir accéder à tous les éléments interactifs dans un ordre logique. Si tu galères, ton utilisateur aussi.
Conseil 4 : soigne les textes des liens et boutons
Exit les « Cliquez ici » ou « En savoir plus ». Pour quelqu’un qui utilise un lecteur d’écran, ça ne veut rien dire hors contexte. Un bon appel à l’action (CTA) doit être explicite : annonce ce que la personne va obtenir le plus clairement possible.
Préfére plutôt des liens comme :
- Découvre mes services de création de site web.
- Télécharge mon guide d’accessibilité gratuit.
- Prendre rendez-vous.
- Voir les projets réalisés.
- Demander un devis.
👉 Le lien doit avoir du sens, même tout seul.
Conseil 5 : ajoute des alternatives aux contenus visuels et multimédias
Le rôle des textes alternatifs pour les images
Chaque image informative de ton site doit avoir un texte alternatif (l’attribut alt). Ce texte est lu par les lecteurs d’écran pour décrire l’image.
👉 Si l’image est purement décorative (un fond ou une icône sans utilité), l’attribut alt peut rester vide (alt :“ “). Mais si elle apporte une info importante (image originale, infographie, schéma), décris-la brièvement et clairement.
Sous-titres et transcriptions utiles pour tous
Les vidéos sans sous-titres sont une perte sèche pour :
- Les personnes sourdes ou malentendantes ;
- Celles qui regardent sans le son ;
- Ou les moteurs de recherche (oui, eux aussi aiment les textes).
Pense à proposer si possible une transcription pour les podcasts ou les vidéos longues. Ça améliore la compréhension ET le référencement.
L’audio, c’est sympa… mais pas pour tout le monde
Évite de lancer de l’audio automatiquement. Ça peut être stressant et intrusif, surtout pour les personnes ayant des troubles cognitifs ou sensoriels.
💡 Si tu intègres de l’audio ou de la vidéo, propose toujours un bouton de lecture clair et laisse le choix à l’utilisateur.
Conseil 6 : évite les animations trop rapides ou les contenus qui clignotent
Les animations peuvent gêner certains utilisateurs
Un curseur qui bouge dans tous les sens, un bouton qui vibre ou un fond qui scintille, c’est parfois fun… mais pas pour tout le monde. Certaines personnes (épileptiques, hypersensibles, anxieuses, neuroatypiques) peuvent se sentir mal à cause de ce genre d’effets. En gros, si ton animation ressemble à une intro de clip des années 2000, pose-toi des questions 😅
La règle d’or : pas plus de trois flashs par seconde
C’est une vraie règle d’accessibilité : aucun contenu ne doit clignoter plus de 3 fois par seconde. Si tu tiens absolument à intégrer une animation, pense à proposer une option pour la désactiver. Certaines personnes utilisent l’option « Réduire les animations » dans leur système d’exploitation. Assure-toi que ton site respecte cette préférence.
Conseil 7 : optimise le temps de chargement de ton site
Accessibilité ≠ design lourd et lent
Un site hyper lourd à charger, c’est déjà frustrant pour l’utilisateur moyen. Mais pour une personne qui utilise un lecteur d’écran, qui a une connexion lente ou un appareil ancien, c’est carrément l’enfer.
👉 Un site accessible, c’est donc aussi un site qui se charge vite, même sur un réseau moyen.
Les bonnes pratiques pour alléger ton site
Voici quelques actions simples mais puissantes :
- Compresse tes images (avec TinyPNG ou Squoosh, par exemple) ;
- Active la mise en cache ;
- Évite les plugins inutiles ;
- Choisis un hébergeur rapide.
Teste les performances (et pas que sur ton ordi de compet’)
Utilise des outils comme :
- PageSpeed Insights (de Google) ;
- GTmetrix ;
- Lighthouse (intégré à Chrome).
Ils te donnent un score de performance, des conseils concrets, et souvent un aperçu de ce que vivent tes visiteurs les moins bien équipés.
Conseil 8 : pense à l’accessibilité mobile
Ton site est joli sur desktop… mais sur mobile ?
Aujourd’hui, plus de la moitié des visites se font depuis un smartphone. Et pourtant, beaucoup de sites sont encore pensés uniquement pour les grands écrans. Résultat : boutons trop petits, textes illisibles, menus qui débordent… L’accessibilité mobile, c’est une priorité donc soigne-la avec attention.
Les règles de base pour une bonne accessibilité sur mobile
- Texte lisible sans zoom ;
- Boutons assez gros (au moins 44×44 px) ;
- Menus clairs et faciles à naviguer ;
- Espacement suffisant entre les éléments interactifs.
Pense aussi au contraste au soleil et à l’usage à une seule main.
Conseil 9 : propose des formulaires simples et accessibles
Des formulaires fluides et intuitifs
Les formulaires sont souvent des points de friction. Pour une personne en situation de handicap, un formulaire mal pensé peut être totalement inutilisable. Entre les labels absents, les champs obligatoires non signalés, les erreurs pas claires… ça peut vite tourner au cauchemar.
Bonnes pratiques à appliquer
- Associe chaque champ à un label clair ;
- Utilise des indications visibles (ex : “Champ obligatoire”) ;
- Affiche les messages d’erreur de manière explicite et accessible.
- Veille à ce que ton formulaire soit navigable au clavier et au lecteur d’écran.
Anticipe les erreurs utilisateur (et sois sympa)
Quand une personne oublie un champ ou fait une erreur, ton site ne doit pas l’engueuler. Affiche un message clair, bienveillant, et visible.
Exemple :
❌ “Champ invalide” → trop vague
✅ “Oups ! N’oublie pas d’indiquer ton adresse e-mail pour que je puisse te répondre.”
Conseil 10 : teste, améliore et fais appel à un pro si besoin
Tu ne pourras pas tout faire parfaitement (et c’est ok). L’accessibilité, c’est un processus continu. Il vaut mieux faire un peu maintenant que tout remettre à « un jour peut-être ». L’idée, c’est de progresser, tester, corriger et rester curieux.
Voici quelques suggestions d’outils pour t’aider à évaluer l’accessibilité de ton site :
- WAVE (par WebAIM) : extension Chrome pratique
- Axe DevTools : pour aller plus loin dans les tests
- Lighthouse (Chrome) : pour un audit rapide dans ton navigateur
L’accessibilité d’un site internet, ce n’est pas juste une case à cocher. C’est un engagement envers tous tes visiteurs. Et c’est aussi un excellent moyen d’améliorer l’expérience utilisateur, ton image de marque et même ton référencement naturel (merci Google) ! En appliquant ces 10 conseils, tu fais déjà un grand pas vers un web plus inclusif. Et si tu veux aller plus loin (ou si tu préfères déléguer à une experte qui connaît le sujet sur le bout des doigts 👩💻), je suis là.
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